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23 septembre 2020

L’Euro : nouvelle victime (utile) de Trump ?



Le président américain est en verve. D’habitude, le mois d’août est tranquille et est utilisé pour cacher des cadavres politiques et passer quelques règlementations iniques sans se faire remarquer. Mais ce qui se passe en France n’est pas la norme dans l’Amérique de Trump. Le président américain multiplie les attaques contre tout et contre tous et sa prochaine victime pourrait bien s’appeler l’euro. Une bonne nouvelle pour les défenseurs de la liberté et de la souveraineté ?  

L’Union européenne et son inénarrable président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avaient certainement cru avoir évité le coup de fusil de Trump en échappant finalement à une hausse des taxes sur les exportations en direction des Etats-Unis. Comme Macron, il y a quelques mois, les eurocrates bruxellois ont peut-être crié victoire trop vite, car Trump a l’euro dans le collimateur, et un vent de destruction pourrait bientôt souffler sur une monnaie qui n’a aucun sens et qui fait tant de mal aux peuples européens.

Trump va-t-il sauver l’Europe en détruisant l’Euro ?

Interviewé par Reuters ce lundi, le président américain a tiré dans tous les sens. Comme toujours, ses projectiles ont atteint la Chine, accusée entre autres de manipuler sa monnaie, mais le point plus novateur est que l’Union européenne est mise dans le même sac. «Je pense que la Chine manipule sa monnaie, absolument. Et je pense que l’euro est aussi manipulé… ». Donald Trump a tout à fait raison, mais il oublie que les premiers manipulateurs au monde de monnaie sont les Etats-Unis. L’UE n’a fait que suivre l’imbécile stratégie de la planche à billets que Washington a développé bien avant l’arrivée de Trump au pouvoir.

Tout le monde encense le marché libre et la concurrence, mais tout le monde manipule sa monnaie pour mieux vivre dans l’illusion. Les Etats-Unis sont les champions du monde incontestés, mais Trump n’aime pas les copies quand bien même elles sont bien plus petites que l’original. L’Euro est donc dans le collimateur de Trump et cela fait écho à ses sorties au début des années 2010 quand il invitait la Grèce à sortir de la zone euro pour sauver sa peau et fuir une monnaie qui finira plutôt tôt que tard par s’écrouler.

Difficile de donner tort au locataire de la Maison Blanche sur ce sujet. La Grèce aurait mieux fait de sortir de l’euro afin de ne pas terminer 7 ans plus tard complètement ratiboisée et avec un Premier ministre d’extrême gauche qui ne jure que par l’europhilie de Jean-Claude Juncker. Difficile de prétendre également que l’euro est une monnaie viable avec des pays aux économies et intérêts aussi différents que l’Allemagne, l’Italie, la France ou encore la Grèce… L’euro a fait beaucoup de mal aux peuples qui l’ont payé au prix cher et la demi-déclaration de guerre de Trump contre la monnaie unique fait déjà trembler les tours d’ivoire des eurocrates.

Trump aura-t-il la peau de l’euro comme il est en train d’avoir celle de la livre turque ? L’ennemi n’est pas le même et à force de courir plusieurs lièvres à la fois, Trump risque de se perdre en cours de route. Le risque est d’autant plus grand que le président américain ne contrôle pas la Réserve Fédérale Américaine (FED) et qu’il multiplie même les signes d’agacement à son encontre. Pas convaincu par le relèvement des taux décidé par son président (nommé par Trump lui-même), il attend de voir avant peut-être une nouvelle sortie médiatique qui fera trembler un peu plus le fragile édifice qu’est l’euro. Une monnaie qu’il considère rivale du dollar et qu’il verrait bien mordre la poussière. Un scénario catastrophe pour Bruxelles et tous ses commis comme Macron en France, mais qui pourrait se révéler finalement très positif pour un retour de la souveraineté monétaire française et donc à son indépendance.





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