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28 septembre 2020

Comme un goût qui ne va pas…



Rédigé par notre équipe le 16 août 2018.

Avez-vous déjà eu l’impression de manger de la nourriture insipide ? Malheureusement, cela est devenu la norme. Tout doit répondre à des critères et des règlementations qui n’ont plus rien à voir avec la terre, la nature et les saisons. Tout es sous vide, tout est à portée de main, mais rien n’est bon. Une étude de l’Association nationale de défense des consommateurs prouve une nouvelle fois que la modernité comprend des limites bien plus graves qu’il n’y paraît.

Et si ce que nous mangions n’avait plus de goût ? L’Association nationale de défense des consommateurs s’est posée la question et a fait un test avec des abricots et des fraises venus de France et d’Espagne. 900 personnes ont participé à cette étude aux résultats assez spectaculaires. A peine un tiers des individus qui ont testé les différents fruits proposés les trouvent agréables en bouche. Il faut payer plus cher pour avoir des produits de qualité répètent les bobos et autres passionnés du 100 % bio. Sauf que l’étude montre aussi que la différence de prix n’est pas forcément un gage de meilleur goût. Prendrait-on les consommateurs pour des gogos ?

Consomme et tais-toi !

L’étude en question, publiée ce 14 août, n’est guère surprenante. Notre société a fait la chasse depuis trop longtemps au naturel pour qu’il se retrouve dans nos assiettes. Tout doit être calibré, uniformisé, standardisé. Un délire de producteurs 2.0 ? Non, les règles venues de Bruxelles édictées par des gens en costume hors de prix (que le prolétaire français ne peut pas se payer même en travaillant) ne sont là que pour se donner bonne conscience et aider en passant les industriels. Les petits producteurs sont condamnés à disparaître car dans l’impossibilité de se mettre aux normes. Chaque année, des nouvelles règlementations extrêmement contraignantes s’ajoutent aux précédentes et donnent le monopole à ceux qui ne jurent que par l’élevage et l’agriculture intensifs.

Les aliments sont censés être moins dangereux, mais pourquoi cette course à la perfection doit-elle entraîner un renoncement au (bon) goût ? Alors que notre société peut se payer le luxe de manger pour apprécier les bonnes choses et non pas seulement manger pour survivre, il devient presque impossible de trouver des aliments avec du goût. Tout est sous vide et ce qui ne l’est pas a été à ce point standardisé que la norme gustative s’est effondrée. Et même en achetant plus cher la différence n’est pas significative. Sommes-nous condamnés à prendre les restaurants étoilés pour cantine pour apprécier ce qui reste de bon ?

Le plus curieux dans cette étude est de voir que deux tiers des personnes ne sont pas satisfaits par le goût des aliments proposés. Malgré des décennies de malbouffe où le sucre de synthèse est roi, une majorité a encore le bon goût de reconnaître ce qui est bon et ce qui n’a aucun intérêt gustatif. Il serait intéressant de faire une pareille étude sur des enfants afin de savoir si la contamination au plus jeune âge tue définitivement la possibilité d’apprécier une nourriture de qualité. L’homme n’est peut-être pas qu’une machine à payer des impôts et à consommer n’importe quoi.





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