Des « avancées » qui n’ont pas manqué d’encourager certaines démocraties, à l’instar de la France. Le ministre de l’Intérieur français, Gérard Collomb ne s’est pas caché depuis quelques mois de vouloir moderniser la police et les services de renseignements français. Cette modernisation passait pour l’instant par le déploiement de tablettes, de caméras connectées, le tout lié au nouveau fichier TES de fichage biométrique de la quasi totalité de la population française.

Des déclarations sur l’utilisation de technologies à base d’IA comme aide à la décision pour les forces de police avaient déjà été effectuées alors par Gérard Collomb : « Les service de l’Etat vont analyser les données avec de l’intelligence artificielle pour être encore plus efficaces, avec une expérimentation déjà lancée dans onze départements ».

Vendredi 8 juin, le ministre de l’Intérieur était en visite à Saint-Astier, pour faire le bilan « d’un an de mobilisation exceptionnelle » des forces de l’ordre. Selon lui, il est important d’innover pour mieux identifier les fauteurs de trouble : « Ce qui importe n’est pas la quantité d’interpellations mais les suites judiciaires qui y sont données. Or, en matière d’exploitation des images et d’identification des personnes, on a encore une grande marge de progression. L’intelligence artificielle doit permettre, par exemple, de repérer dans la foule des individus au comportement bizarre »

Commentaire : Est-ce que les personnes qui commettent des attentats ont des comportements bizarres avant de passer à l’action ?

Sur la problématique des manifestants violents, le ministère veut explorer des voies technologiques prédictives, et ne s’en cache pas : « Les services ont identifié certains meneurs, il y a aussi sûrement de petits groupes assez structurés derrière eux, et il faudrait pouvoir agir en prévention. Le sujet est : comment caractériser l’intention probable de passer à l’acte ? Il y a peut-être quelque chose à trouver du côté de « l’association de malfaiteurs » ».