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juin 19, 2018

Pour Alain Juillet, les «Occidentaux ont créé un ennemi facile» : la Russie (VIDEO)


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En pleine tempête médiatique, diplomatique et géopolitique, Alain Juillet, ancien patron de la DGSE, interviewé par Thinkerview, remet en perspective la supposée «menace russe». Celle-ci serait-elle un prétexte pour l’agenda géopolitique occidental ?

Ancien patron de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), éminence grise de Georges Pompidou et ancien Haut-responsable chargé de l’Intelligence économique en France auprès du Premier ministre, Alain Juillet est revenu sur le regain de tensions entre la Russie et l’Occident dans une longue interview accordée au média en ligne Thinkerview, publiée le 7 avril sur YouTube. «On voit bien que c’est de la manipulation tout cela. Les Occidentaux ont voulu se créer un ennemi qui est la Russie parce que c’est un ennemi facile», estime-t-il, soulignant qu’aux Etats-Unis, le parti démocrate et les néo-conservateurs poussaient de concert à un affrontement.

La Russie, ennemie numéro un de l’Occident ?

Comparant le budget consacré aux armées par la Russie et les Etats-Unis, Alain Juillet dit ne pas croire que Moscou soit un danger aussi grave que les dirigeants occidentaux ne le prétendent. «Faire une guerre à la Russie aujourd’hui ? Il faut être sérieux», ironise-t-il, rappelant les ordres de grandeurs, de un à dix, des budgets militaires de la Russie et des Etats-Unis (respectivement l’équivalent de 66 milliards de dollars contre 632 milliards). «Les Chinois mettent 210 milliards en investissement militaires, l’Arabie saoudite 105 milliards de dollars […] est-ce qu’on va masser des troupes devant l’Arabie saoudite ?», s’interroge-t-il.

La Russie avait posé les limites de l’action des rebelles en Syrie

Alain Juillet est également revenu sur les conditions dans lesquelles la Russie est intervenue directement dans le conflit syrien fin 2015, à la demande de Damas, rappelant l’importance stratégique de la base de Tartous en Syrie, vitale pour la flotte russe. Pour l’ancien patron de la DGSE, Moscou a très clairement posé les limites. «Si les groupes djihadistes viennent à portée de Tartous et mettent en danger la sécurité de [leur] base, alors là [les Russes vont] réagir», rappelle-t-il, ajoutant : «Ils l’ont déclaré et annoncé.»

Efficacité du complexe militaro-industriel russe : une «surprise»

Pour autant, malgré ses moyens plus limités que ceux des Etats-Unis, la Russie est parvenue, selon Alain Juillet, à développer des armes rétablissant l’équilibre des forces sur la scène internationale. «[Les Russes] ont mis les moyens […] Poutine en a profité dans la mesure où [l’intervention en Syrie] lui a permis de tester toutes ses nouvelles armes», explique-t-il. Et de poursuivre : «Et ça, ça a été une grande surprise pour tout le monde, parce que personne – les Américains l’ont reconnu – ne pensait que l’armée russe avait progressé ces dernières années sur certains armements aussi vite.»

L’Affaire Skripal, une manipulation des «anglo-saxons»

Revenant sur l’empoisonnement de l’ancien agent double Sergueï Skripal le 4 mars 2018, Alain Juillet exhorte l’opinion publique, ainsi que les dirigeants occidentaux, à mieux s’informer. «Il y a quelque chose qui ne va pas dans cette affaire», estime-t-il, rappelant que le Royaume-Uni avait interdit à la Russie d’accéder au dossier.

Il faut lire et ne pas croire ce qu’on lit

«Les Français et les Allemands doivent raison garder et ne pas se laisser influencer par des messages ou des manipulations de l’extérieur», préconise-t-il, précisant qu’il pensait aux «anglo-saxons». «Ce que je reproche [à la diplomatie française] dans l’affaire Skripal, c’est qu’on n’a écouté que Theresa May et les Américains alors qu’on aurait dû écouter les autres», déplore-t-il.

A la question de savoir comment s’informer correctement Alain Juillet recommande de diversifier ses sources. «Il faut lire et ne pas croire ce qu’on lit», lance-t-il, détaillant : «Il ne faut pas lire ou écouter qu’un journal, il faut lire d’autres journaux». «Y compris russe ?», interrompt le journaliste. «Mais bien sûr», répond Alain Juillet.

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