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février 24, 2018

SOTT FOCUS: La masculinité sur la sellette, le féminisme et l'homme moderne


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gender differences

Aujourd’hui, les féministes veulent tous les droits sans les responsabilités qui vont avec, et sans les aspects plus problématiques de l’existence et de la réalité. Ces 40 dernières années d’inepties féministes n’ont rien fait pour élever le statut des femmes ou les émanciper, les éduquer sur leurs droits, responsabilités et prérogatives au sein de la société humaine, en matière de relations sexuelles et de cycle reproductif. Au contraire, le mouvement féministe passe son temps temps à promouvoir les femmes en tant que super-héroïnes toutes puissantes d’un côté, et en tant que victimes passives et démunies de l’autre.

Weinstein, la bonne étoile du cinéma

Harvey Weinstein est un peu le roi Midas du cinéma. Certes, les films auxquels il a contribué ne sont pas tous des réussites, mais dans leur grande majorité, ils se laissent regarder, et certains sont vraiment bons. Scream, Le Patient anglais, Emma, The Crow, Beautiful Girls, Princesse Mononoké, Good Will Hunting, Jackie Brown, Les joueurs, Phantoms (Ben Affleck était génial dedans), Mansfield Park, Elle est trop bien, les films de Kevin Smith, Le Seigneur des Anneaux, Equilibrium, Chicago, Kill Bill, Inglorious Basterds, etc. : la liste est longue.

Mais Harvey Weinstein a un physique ingrat. Il n’a pas la chance de faire partie des 20% de mâles supérieurs, les 666 comme on les appelle : 6 feet tall [1,80 m], 6 pack [abdos en tablettes de chocolat], salaire à 6 chiffres. Le genre de type que les femmes daignent aborder ; pour le reste d’entre nous, simples mortels, c’est la galère pour remplir un des objectifs de l’évolution, qui consiste à trouver une femme qui consentira à porter nos enfants. Les Harvey Weinstein de notre monde doivent plutôt miser sur leur sens de l’humour, s’efforcer de développer leur compte en banque ou leur créativité. Pour chaque centimètre de tour de taille en trop, ajoutez un 0 à votre salaire pour compenser.

À bien des égards, Harvey Weinstein est un produit du féminisme. C’est un Fils du Féminisme. Le produit d’une masculinité souffrant de la haine de soi, celle-là même que notre « société moderne » inculque dès la naissance aux jeunes hommes, démontrant par-là qu’elle accorde plus de valeur aux femmes qu’aux hommes, et ça va même plus loin que ça : vous n’avez même pas le droit d’en parler. Un blocage inversif est mis en place pour empêcher toute discussion concernant les privilèges des femmes dans la société, et plus cette disparité devient manifeste, plus les femmes se voient accorder de droits, plus on nous oblige à nier cette réalité et à expier publiquement notre culpabilité de mâle.

Weinstein est devenu ce que nombre d’hommes d’aujourd’hui sont devenus : des lavettes remplies de haine de soi qui ont appris à survivre en jouissant du mépris des femmes à leur égard. Cela en fait bien rire certaines, mais c’est une stratégie de survie. Notre libido est une source d’énergie commode pour le champ de force installé dans le but de nous empêcher de nous suicider. Après tout, nous sommes tous tellement répugnants, tellement psychopatiques, tellement pervers. Nous sommes tous des violeurs, des agresseurs et des oppresseurs de femmes. La seule chose que les féministes glorifient aujourd’hui chez les hommes, c’est leur capacité à réprimer leurs instincts, à s’autocensurer et à céder la place aux féministes. « Tiens-toi tranquille, tais-toi, ne chahute pas, n’élève pas la voix, ne dis pas ça, c’est sexiste. » « Les femmes peuvent tout faire comme les hommes, mais en mieux et en talons aiguilles par dessus le marché. » « Tu es périmé. » « Tu es un porc. » « Celui-là, c’est un entremetteur. » « Il faut embrasser quelques crapauds avant de tomber sur un prince. » « Un vrai homme ne ferait pas ça, un vrai homme ne dirait pas ça, un vrai homme ne voudrait pas ça, un vrai homme ceci, un vrai homme cela… »

Harvey Weinstein ne sillonnait pas les rues en quête de femmes ; il ne les a pas kidnappées ; il n’a pas non plus payé des trafiquants d’êtres humains pour qu’ils le fournissent en femmes. Non, ces femmes sont venues à lui. Elles sont entrées dans sa chambre d’hôtel. Harvey Weinstein a monté un business et a mis en avant ses compétences, qu’il avait développées et cultivées au fil de sa longue carrière. Le prix qu’il demandait était simple et direct – une forme de troc primitif certes peu scrupuleux. Il vous mettait sur la voie du succès, de la richesse, de l’amour et de l’admiration de millions de fans, et tout ce qu’il demandait en échange, c’était que vous satisfassiez ses fantasmes sexuels affligeants.

Louis C. K. [humoriste américain – NdT], c’est à peu près la même chose. Il ne se fait aucune illusion sur lui-même, ou sur ce qu’il est. Il n’est pas spécialement narcissique. Il sait que perdre une vingtaine de kilos, faire quelques séances d’UV et s’inscrire à la salle de gym ne lui ferait pas de mal. On peut comprendre la vanité et l’exhibitionnisme du body builder qui exhibe ces abdos : il a sacrément transpiré pour sculpter son corps, pour le faire correspondre à nos critères de beauté masculine. Mais Louis, franchement… pourquoi ce gros lard tomberait-il le caleçon devant les femmes ?

Parce qu’il a appris à prendre son pied en se sentant rabaissé, humilié. La reconnaissance des femmes ne l’intéresse pas. Ses actions ne sont pas l’expression d’un quelconque pouvoir masculin ou d’une quelconque prérogative masculine ; ce qui le motive, c’est la honte, tout simplement, et il est vraiment triste que ses expériences de vie l’aient transformé en handicapé sexuel. Je ne sais pas si c’était Jim Norton, ou un type qui lui ressemblait, qui a dit dans une interview que tous les comédiens et les humoristes ont une faille majeure. La drogue, la nourriture, ou le sexe. C’est de cette conscience de leur propre nullité – leur propre identité boiteuse – que naît l’humour de qualité, en particulier l’humour d’observation.

Le mythe du harcèlement sexuel

Le harcèlement sexuel, ce n’est pas demander un rancard à une collègue de travail. Le harcèlement sexuel, ce n’est pas faire une remarque sur les nibards, en général ou en particulier. Le harcèlement sexuel, ce n’est pas s’attarder sur un décolleté plongeant. Le harcèlement sexuel, ce n’est pas enlacer quelqu’un, ce n’est pas faire une blague cochonne, ce n’est pas siffler une femme, ou l’interpeller dans la rue, ou poser la main sur sa cuisse, oui lui voler un baiser.

Le harcèlement sexuel, c’est poursuivre une femme de ses assiduités, avec insistance, après qu’elle a dit non, et/ou lui faire payer son refus de sortir avec vous ou d’interagir avec vous, en la rétrogradant ou en la licenciant, par exemple. Lorsqu’une femme affirme avoir été victime de harcèlement sexuel au travail, c’est l’image qui nous vient à l’esprit. C’est la raison pour laquelle lorsqu’une femme prétend avoir été harcelée sexuellement, elle peut poursuivre en justice son employeur et réclamer des millons de dollars de dommages et intérêts. Elle mérite ces millons de dollars. Malheureusement, ce genre de cas tient de l’exception plutôt que de la règle.

Le harcèlement sexuel tel que défini par les féministes, et les lois instaurées pour le punir, servent à séparer les différentes catégories masculines des différentes catégories féminines. Ces lois sont devenues une sorte de privilège pour les femmes, au vrai sens du terme, celui de droit privé. Dans l’Histoire, il était permis d’insulter un Lord ou une Lady, de lui adresser la parole, de poser les yeux sur lui/elle, ou de lui parler de haut – tant qu’on était soi-même un Lord ou une Lady. Pour les gueux, c’était une toute autre histoire. Un gueux reluquant une personne de haut rang risquait la bastonnade. Un gueux ne se serait pas permis d’engager la conversation avec une femme de haut rang, de lui proposer un rendez-vous, ou d’avoir l’outrecuidance de lui demander sa main.

C’est le véritable sens du mot Porc. Un Porc, c’est un homme qui ne réalise pas qu’il est trop moche, trop gauche, trop pauvre, trop SDF, trop vieux. Les lois contre le harcèlement sexuel transforment simplement le Porc en Criminel. Ce n’est pas un hasard si la tristement célèbre vidéo Cat Call filmée à New York montrait en grande majorité des hommes issus des classes populaires et des minorités.

En eaux troubles

39% des étudiantes interrogées dans le cadre d’une étude (pas tout à fait exhaustive) conduite par Muehlenhard et Hollabaugh et publiée dans la revue Journal of Personality and Psychology admettent avoir « résisté pour la forme » aux avances d’un partenaire sexuel – la « résistance symbolique », c’est le fait de dire « non » mais de penser « oui ». Dans ce climat moderne, un sondage réalisé auprès d’étudiantes d’une vingtaine d’années qui viennent d’entamer leurs études « féminines » avec une spécialisation en psychologie ne devrait pas nous inciter à accorder trop de crédit à ces résultats. Néanmoins, ce chiffre de 39% est surprenant, c’est le moins qu’on puisse dire.

Puisqu’il s’agit de sujets sensibles, il est normal de ne pas être tout à fait honnête lorsqu’on répond à ce genre de sondage. À titre d’exemple, un article de Psychology Today montre qu’entre 31% et 57% de femmes ont des fantasmes de viol. Quiconque a déjà parcouru un roman à l’eau de rose à deux sous comprendra pourquoi on les surnomme affectueusement « boddice-rippers » [littéralement, « déchireurs de corsage ».

Selon une étude de Bivone, J. et J. Critelli publiée dans la revue Journal of Sex Research, 52% des femmes fantasment régulièrement à l’idée d’être physiquement « subjuguées par un homme ». On omet de préciser que les femmes qui rêvent d’être subjuguées rêvent de l’être par le bon type d’homme. Quel est le bon type d’homme ? Eh bien, pas toi. En fait, il y a 80% de chance que tu ne sois pas le genre d’homme qu’elle désire, et c’est une triste réalité. D’après les recherches du psychosociologue Roy Baumeister, à travers l’histoire humaine, seuls 40% des hommes ont répandu leurs gènes. Ce qui explique pourquoi avoir des fils est plus important qu’avoir des filles – le chromosome Y est une rareté. Toutefois, cela signifie qu’il y a 60% de chance que tu ne sois pas le genre d’homme dont une femme voudrait. C’est comme ça.

Cela ne veut pas dire que les femmes ont envie de se faire violer ou de se faire agresser ; ce que cela veut dire, c’est que la frontière qui sépare le oui du non est ténue, floue. Les hommes le savent. Les femmes aussi. Pourtant, de nos jours, nous faisons mine de l’ignorer. Il y a une expression pour cela : le gaslighting. Les hommes savent qu’ils doivent être insistants. Et même, c’est ce que la plupart des femmes l’attendent d’eux. Mais s’il s’avère que tu n’es pas son type et que tu insistes quand même, elle pourrait t’accuser de harcèlement sexuel, et tu pourrais tout perdre.

C’est une double contrainte. Tu ne peux pas gagner. Comment l’espèce est-elle censée survivre en de telles circonstances ? Eh bien, ce n’est même pas de la survie. Pas en Occident. La culture occidentale n’a pas atteint son seuil de renouvellement.

Pour comprendre, il faut examiner l’idéal archétypal masculin qui, dans la psyché féminine, se manifeste par une fétichisation flagrante des Vampires, Loups-Garous, Pirates et Médecins. Tous ces personnages-types ont une chose en commun : une amoralité et une tendance à l’exploitation d’autrui. Le Médecin qui exploite la faiblesse de sa patiente mais dont la propre faiblesse le rend incapable de se contrôler dans un environnement professionnel. Le Pirate qui vole, viole et pille. Le Loup-Garou aux pulsions incontrôlables, violentes et meurtrières. Le Vampire dont la psychopathologie implacable le pousse à traquer et à violenter les victimes les plus innocentes.

L’écrasante majorité des femmes veulent des hommes forts, (exagérément) bien bâtis, et qui subviennent à leurs besoins. Les femmes ont toutes les mêmes besoins (à quelques variations près) : elles veulent des mâles dominants et agressifs qui, à force de leur courir après, finissent par saper leurs résistances naturelles – à les avoir à l’usure. La plupart des femmes savent comment recadrer un homme dont elles ne veulent pas, et s’il dépasse les bornes, un regard cinglant ou une bonne gifle règleront le problème.

Tout cela fait partie d’un vieil accord tacite entre les hommes et les femmes. Tu lui cours après, elle se dérobe. Si elle se retourne pour t’en coller une, c’est le signe que tu dois laisser tomber. Voilà pourquoi les femmes ont le droit de frapper les hommes. Nul ne remettra en doute la prérogative féminine consistant à vous coller une baffe bien sentie ou, si nécessaire, un bon coup de genou à l’entrejambe. Même en public. Les hommes, eux, n’en ont pas le droit. Si la réaction ou le comportement d’une femme ne se conforment pas à vos attentes, interdit de la gifler. Si vous le faites, vous serez vertement tancé par les hommes et les femmes présents dans la pièce, et vous serez coupable d’agression. Même un grincheux comme moi n’hésiterait pas à vous balancer un coup de pied où je pense.

Les féministes sont friand(e)s de l’expression « accuser la victime ». Elles l’appliquent généralement à quiconque (des hommes, la plupart du temps) émet des doutes sur la validité de leurs accusations d’agression sexuelle. Le problème, c’est que porter des tenues suggestives signale aux hommes qu’une femme est prête à s’accoupler. Il y a généralement deux types de femmes qui s’habillent sexy : celles qui veulent attirer un mâle, et les activistes lesbiennes qui pensent que c’est amusant de rendre les hommes chèvre et de faire un esclandre s’ils les reluquent un peu trop longuement.

Le problème avec les femmes qui cherchent un partenaire, c’est qu’elle veulent trouver « le bon » (ce qui veut dire qu’il y a 20% de chance que ce soit toi). Peu importe ce que les femmes se racontent – « Je voulais juste me sentir sexy » – tout ça, c’est hors sujet, parce que nous avons désormais suffisamment d’expérience concernant l’aptitude des femmes à se raconter des histoires pour justifier leur comportement. Le fait est que les stimuli visuels sont un signal primaire d’accouplement envoyé aux hommes. Et les conséquences physiques sont réelles. Si tu portes une tenue sexy, les hommes te feront des avances. Tu en es consciente. J’en suis conscient. Et pourtant, les femmes qui s’habillent sexy continuent de feindre l’étonnement et l’indignation lorsqu’elles se font draguer. Là encore, c’est du gaslighting.

La société ne doit pas protection à une femme qui décide d’aller s’encanailler dans des soirées privées et de se biturer jusqu’à l’aube. Chacun choisit son mode de vie, et d’accepter les risques qui vont avec – à supposer que vous ne soyez pas aveugle au point d’ignorer les risques. C’était l’objectif même du féminisme. Le droit des femmes à choisir, le droit des femmes à l’autodétermination. Jadis, on estimait que les femmes ne pouvaient être moralement responsables d’elles-mêmes. Qu’elles devaient être protégées de la dureté de la vie. L’émancipation des femmes était une manière d’affirmer que les femmes étaient des agents moraux capables d’être responsables. Cela est-il faux ?

Aujourd’hui, les féministes veulent tous les droits sans les responsabilités qui vont avec, sans les aspects plus problématiques de l’existence et de la réalité. Ces 40 dernières années d’inepties féministes n’ont rien fait pour élever le statut des femmes ou les émanciper, les éduquer sur leurs droits, responsabilités et prérogatives au sein de la société humaine, en matière de relations sexuelles et de cycle reproductif. Au contraire, le mouvement féministe passe son temps à promouvoir les femmes en tant que super-héroïnes toutes puissantes d’un côté, et en tant que victimes passives et démunies de l’autre. Bon alors, vous êtes Wonder Woman, ou Tess d’Urberville ? Désolé, vous ne pouvez pas être les deux à la fois.

Qui définit l’inconduite sexuelle ?

Qui, au juste, définit l’inconduite sexuelle ? Sur la base de quelle autorité ? Une revue de l’Histoire ou des autres cultures montre une large palette de croyances. Certes, nous avons tous quelques principes majeurs : tu ne tueras point, tu ne voleras point, tu ne violeras point et tu ne commettras pas l’adultère. Mais pour le reste, la variété prime.

Quand on observe les primates – dont nous sommes censés descendre – on constate des comportements similaires à ceux adoptés par les êtres humains modernes, sauf que dans les sociétés humaines, certains aspects de ces comportements sont simultanément diabolisés. Un singe mâle s’assiéra à côté d’une femelle et tentera de l’amadouer. Si elle est « partante », elle le laissera faire, sinon, il se prendra une baffe, mais la tribu ne ressentira pas spécialement le besoin de lyncher le prétendant éconduit.

L’essentiel de la communication chez les mammifères, y compris chez les êtres humains, passe par le non verbal – par le langage du corps et la gestuelle. La façon de s’asseoir, de sourire et, pour les humains, de s’habiller. C’est précisément la raison pour laquelle le discours moderne sur le « consentement » est totalement absurde. Dans la plupart des cas, ce que vous dites n’a rien à voir avec ce que vous faites, et la plupart des gens n’ont aucun problème avec ça. C’est le but même des sous-entendus et de l’ambiguïté.

À qui doit-on la pensée dominante actuelle concernant la définition de l’inconduite sexuelle ? Eh bien, aux personnes les moins qualifiées de la planète. Pourquoi une personne sensée adopterait-elle les idées puériles d’universitaires lesbiennes sadiques qui prêchent la bonne parole à une congrégation d’étudiantes naïves ? On aurait du mal à trouver une source moins crédible d’ingénieurs sociaux. Le jour où je serai prêt à accepter les conseils matrimoniaux de lesbiennes entre deux âges ou de néophytes décérébrées, le Soleil tournera autour de la Lune.

Le problème de l’argumentation féministe n’est pas seulement sa profonde débilité, mais aussi sa grande hypocrisie. On nous raconte que les femmes sont aussi capables que les hommes, dans tous les domaines. Que les femmes sont fortes. Que les femmes sont Thelma et Louise. Mais on demande aux hommes de voler à leur secours lorsqu’un vieux leur pince les fesses ? C’est quoi, la bonne version ? Les femmes sont-elles fortes ou bien faibles ? Les hommes et les femmes sont-ils égaux ? Bien sûr qu’ils le sont… c’est juste que les femmes sont un peu plus égales. Alors quand elles braillent comme des gamines à la télé parce que quelqu’un leur a mis la main aux fesses, nous sommes censés monter au créneau, mais si nous leur tenons la porte, nous sommes des sexistes condescendants ?

Personnellement, je n’accorde aucun crédit aux accusations portées contre Roy Moore, mais à supposer qu’il y ait un fond de vérité. Supposons qu’il ait intéragi avec cette femme – quand elle avait quoi ? 14, 16 ans ? Ce n’est pas la même chose, et je ne crois pas une seconde que son accusatrice puisse être aussi sûre d’elle. Mais bon, ce n’est pas vraiment le sujet. Comme dans tous les scandales de ce genre, la question centrale n’est jamais vraiment celle qu’on nous présente. Voilà la mienne : d’après le témoignage de la victime présumée, c’est sa propre mère qui l’aurait incitée à sortir avec Moore. Pourquoi cela ne pose-t-il aucun problème à ces parangons de moralité ? Oh, parce qu’une femme est mise en cause ?

Bien sûr, ça ne me pose pas de problème personnellement, parce qu’elle m’a tout l’air d’une mère raisonnable qui voulait caser sa fille avec un gentleman bien établi et fortuné. Son attitude n’est gère différente de celle du personnage de Mrs Bennett lorsqu’elle prodigue ses bons conseils à ses filles dans Orgueils et préjugés. Elle ne fait qu’appliquer les idées professées par Jane Austen, ce parangon du féminisme. Eh bien, si ça convient à Miss Austen, ça me convient à moi aussi. On m’a appris à respecter les opinions des femmes.

Accuser les hommes de ce dont font les femmes

Le comportement et la mentalité des femmes sont constamment mis en exergue, et propulsés par un lobby féministe florissant et bien financé grâce auquel des lois, qu’importe leur caractère répressif à l’égard des hommes, sont votées avec force enthousiasme. Les définitions du viol, de l’agression sexuelle et du harcèlement sexuel ont été élargies au point d’en être méconnaissables, devenant des caricatures dystopiennes qui ne prennent même pas la peine de dissimuler leur parti-pris misandre. Considérez l’élargissement de la définition des violences domestiques au Royaume-Uni récemment : le fait pour un homme de « contrôler la façon de s’habiller de sa femme, de sélectionner ses amis ou d’entraver ses activités sociales » est désormais qualifié de violences domestiques.

Ça ne manque pas de sel. Comme si les femmes ne faisaient pas la même chose. Comme si, à peine mariée, une femme ne commençait pas à influencer la façon de s’habiller de son mari, ne décidait pas quels amis il doit ou non fréquenter, et n’entravait pas ses activités sociales habituelles (finis les matchs, finies les soirées au bar). C’est une lapalissade. Bref, en essence, la loi pénalise les hommes pour des comportements tout aussi applicables (et naturels) aux femmes, et tout le monde le sait !

La réaction nécessaire à cette situation n’est pas la rage, mais l’apathie. L’argumentaire féministe est inversée. Les hommes ne sont pas des patriarches malveillants ni des violeurs en puissance. Les expériences des femmes nous importent, et nous voulons leur bonheur et leur sécurité, c’est pour ça que nous continuons d’accéder à leurs demandes.

Mais nous avons tort. Ce n’est pas que nous n’y gagnons rien (c’est le cas), mais que le simple fait de compatir et de montrer notre solidarité est retourné contre nous pour détruire non seulement nos vies, mais aussi la société. Il n’y a absolument aucune raison de soutenir une féministe qui vous dénigre et vous traite comme un objet, via ses croyances et son idéologie. Il n’y a aucune raison de soutenir ou de compatir à la situation d’une personne qui refuse de vous rendre la pareille.

À chaque fois que vous tombez dans le piège du slogan féministe « listen and believe » [croire automatiquement à la moindre allégation d’agression sexuelle, sans jamais se poser de question], vous tendez le bâton pour vous faire battre – vous, votre frère, votre fils, votre père. Chaque compromis est une défaite, un recul ; aujourd’hui, les hommes se retrouvent le dos au mur à cause de toutes les concessions qu’ils ont faites. Quand on se retrouve le dos au mur, il y a deux options possibles : attendre dans son coin, ou prendre une échelle et s’enfuir, tout en réalisant que vous devrez réparer plus tard les dégâts que vous avez causés.

Une de mes connaissances féminines m’a raconté qu’un jour, une de ses amies avait été surprise avec un garçon dans une voiture sur un parking. Pour éviter de se faire punir par son père, elle a prétendu que le garçon l’avait violée. Ce dernier a été inculpé, condamné à la prison et a dû fuir le pays. Moralement, comment peut-elle vivre avec ça ? Cela me sidère. Les hommes doivent se défaire de l’idée fausse qu’ils peuvent compter sur la miséricorde et l’empathie de femmes converties aux foutaises féministes. Elles n’ont pas l’intention de prendre votre défense. Ces femmes ne compatissent pas à la situation des hommes. Les injustices contre les hommes, c’est tout à fait normal pour elles.

Une accusation de viol équivaut à une condamnation. Une fois qu’elle est proférée, on ne peut pas revenir en arrière, et notre société s’est organisée autour de l’idée – complètement fausse – que les femmes sont généralement dignes de confiance. C’est devenu l’option ultime utilisée de plus en plus souvent par les femmes pour détruire les hommes – par désir de vengeance, ou bien pour attirer l’attention, ou encore pour échapper au jugement de la société quant à leur propre inconduite sexuelle. Les condamnations à tort qui font le plus souvent l’objet d’annulations sont les condamnations pour viols et agressions sexuelles.

Et si c’était ton fils ?

Pourquoi les choses ont-elle dégénéré à ce point ? Des vies sont détruites à cause de frasques insignifiantes remontant à plus de 30 ans. Et ça n’arrive pas qu’à Hollywood. Les féministes ont jugé : les hommes sont tous coupables. Les jurés ont été congédiés. On vous a déclaré coupable avant même votre naissance. Parce que vous êtes né homme. Vos instincts doivent être réprimés. Votre sexualité est grotesque et louche. Vos fantasmes sont répugnants, vos besoins extravagants, votre attitude barbare, votre nature atavique.

Tout cela est révélé par votre entêtement à exhiber vos privilèges de mâle. Comment osez-vous regarder la poitrine d’une femme, comment osez-vous lui toucher le genou, ou lui effleurer les fesses ? Comment osez-vous lui voler un baiser ? Comment avez-vous l’outrecuidance de penser que vous pouvez aborder une femme, lui dire qu’elle est séduisante ? Bande de misogynes !

Comment osez-vous vous conformer à votre nature, en contradiction avec les dictats tacites de la loi sociale invisible qui sous-tendent la rhétorique fiévreuse d’« experts » condescendants ? Peut-être est-ce là le monde que les femmes veulent, grand bien leur fasse. Mais ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est l’attitude des hommes. Ça vous plaît tant que ça de creuser votre propre tombe ? Pourquoi acceptez-vous ça ?

Peut-être que vous êtes un homme spécial. Peut-être que vous n’avez jamais payé un verre à une fille dans l’espoir de faciliter l’échange. Peut-être n’avez-vous jamais fait d’avances à une femme, ou fait de blague cochonne. Félicitations, vous êtes un modèle de vertu. Votre frère aussi ? Votre père aussi ? Votre fils aussi ? Ça vous plairait que leur vie soit détruite par quelque erreur de jeunesse remontant à 40 ans ? Dans 50 ans, votre fils concourra peut-être à la présidence des États-Unis, ou autre fonction publique. Seulement, il perdra, parce que quand il avait 19 ans, il a couché avec une fille ivre lors d’une soirée étudiante. 30 ans plus tard, elle affirmera que c’était un viol et elle passera sur toutes les chaînes d’info, pleurnichant entre deux descriptions racoleuses de son expérience sexuelle traumatisante.

À chaque fois qu’un truc comme ça se produit, un bourrin balance à la télé : « Si c’était ma fille, je castrerais ce fils de pute. »

Ah oui ? Eh bien, et si c’était ton fils ?

Il n’y a qu’un seul endroit où une femme victime d’agression doit se rendre. Et ce n’est pas un plateau de télévision. Ni Twitter. Ni Facebook. Ni le New York Times. Ça s’appelle un poste de police. La loi, la plus grande institution humaine jamais créée, est notre dernier espoir, notre dernier refuge, et nous sommes en train de le détruire, aux dépens de toute la collectivité. La loi garantit (du moins en théorie) la présomption d’innocence, à savoir que, jusqu’à preuve du contraire, l’accusateur se trompe ou ment. Les féministes veulent inverser ce principe et faire croire à tous que leurs accusations sont valables, indépendamment de toute investigation impartiale, car dans ces affaires, le tribunal de l’opinion publique – ou procès médiatique – est le premier et l’ultime arbitre. Mais le Tribunal de l’Opinion publique est un Tribunal de pacotille. C’est une cour martiale. C’est écœurant. C’est barbare. Il n’y a jamais eu de « bonne » chasse aux sorcières. L’Inquisition n’a jamais fait kiffer personne. Les foules déchaînées, les lynchages, ont toujours été une tragédie, et l’Histoire a toujours très mal jugé ceux qui laissent passer ça sans rien dire.


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