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décembre 11, 2017

Ruth Elkrief passe Jean-Luc Mélenchon à la question “Charlie”


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L’interview que le président de La France insoumise a donnée le 17 novembre 2017 à Ruth Elkrief de BFM TV, en direct de Marseille, a duré 40 minutes. C’est seulement à 19’46 que le commissaire politique de la chaîne télé de Patrick Drahi a posé la question qui lui brûlait les lèvres :

« Ce soir, Jean-Luc Mélenchon, est-ce que vous nous dites “Je Suis Charlie” ? »

Quand on entend Charlie dans la bouche d’Elkrief, on entend Vichy, on entend Shoah. « Charlie » est devenu le signe de reconnaissance de ceux qui sont du bon côté de la barrière oligarchique. Être Charlie, c’est être pour Charlie Hebdo, pour l’islamophobie, pour Manuel Valls, pour Avigdor Libermann, si l’on va jusqu’au bout de la chaîne des amalgames, qu’on étire rarement de ce côté-là.

 


 

Interview ou interrogatoire ?

Et ne pas être Charlie, c’est être pour Daech, pour l’islamonazisme, pour le nazisme, pour la Shoah. Difficile alors de se sortir de ce guêpier sémantique. Mélenchon élude, car il a de la rhétorique, mais on le sent collé au mur par la mitraillette invisible d’Elkrief.

Écoutez-la à 21’05 :

« C’est une polémique très importante, qui est justement peut-être une question de vie ou de mort… »

De vie ou de mort… médiatique selon la réponse de celui qui est attaché à la chaise face au commissaire.

 


 

Habilement, on voit que le commissaire politique de Drahi TV a déporté le débat du social au charlisme. Malgré les explications et la tentative de dédramatisation de l’épisode Riss/Plenel par Mélenchon, Elkrief revient à la charge, à 23’10, et là on sent qu’on s’approche de la Bête immonde…

« Dans votre parti, il y a une personnalité, Danièle Obono, qui a eu des déclarations qui ont surpris, lorsqu’elle a pas considéré que c’était du radicalisme de pas vouloir serrer la main pour un chauffeur de bus, ou lorsque elle a affirmé son amitié pour la dirigeante du parti des Indigènes, VOUS [elle hurle, NDLR] vous avez fait une lettre à la LICRA pour dire que vous n’aviez rien à voir avec ce parti des Indigènes et que votre vision est très différente, j’ai vu et j’ai entendu que vous avez pris vos distances avec peut-être Danièle Obono ou d’autres députés sur cette question-là… Vous êtes un peu tiraillé parce que dans le fond vous, vous êtes peut-être un laïc républicain clair, mais vous avez peut-être dans vos électeurs et dans vos députés un certain nombre de personnalités qui eux seraient prêts à des accomodements raisonnables comme on dit, qui ont peut-être une vision plus communautariste… »

Expression brouillonne, mais intentions claires. Ce faisant, le commissaire politique communautariste numéro un de la télévision française réussit une inversion accusatoire de haute volée ! À ce niveau, c’est de l’art, dirait Dieudonné.

Le reste est à l’avenant. Seule la chasse aux (derniers) malpensants dans le parti de Mélenchon intéresse le commissaire, le reste, elle s’en fout. Elle n’est pas là pour le social. Mélenchon sait désormais ce qu’il lui reste à faire, s’il veut monter dans la Ve. L’oligarchie lui tend la main, s’il consent à faire le ménage des antisionistes.

 


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