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novembre 17, 2017

La Russie aidera le Japon à décontaminer le site de Fukushima


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A la suite d’un entretien avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, Vladimir Poutine a annoncé que d’ici la fin de l’année, Moscou et Tokyo allaient unir leurs efforts pour nettoyer le site de la centrale nucléaire de Fukushima.

«La coopération dans la sphère du nucléaire s’est accrue et nous nous attendons à annoncer vers la fin de l’année des projets conjoints pour éliminer les conséquences de l’accident de Fukushima», a déclaré le 7 septembre le président russe Vladimir Poutine à l’«Eastern Economic Forum», à Vladivostok, en compagnie du chef du gouvernement japonais, Shinzo Abe.

Durant leur entretien, les deux dirigeants se sont entendus pour échanger les connaissances de leurs pays respectifs sur le traitement des déchets nucléaires. Plus tôt dans la journée, Kirill Komarov, le directeur général de Rosatom, l’Agence fédérale russe de l’énergie atomique, avait expliqué que son entreprise allait offrir ses services pour assister le Japon dans la fermeture des réacteurs de Fukushima.

L’expérience russe au service du Japon

Les scientifiques russes ont acquis de l’expérience dans ce domaine à la suite du désastre de Tchernobyl en 1986. L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011 est la pire catastrophe nucléaire survenue depuis. Un séisme de magnitude 9 avait secoué le Japon, déclenchant un puissant tsunami. Les inondations qui s’en étaient suivies avaient provoqué des incidents dans le système de refroidissement de la centrale qui ont entraîné la fusion de 3 réacteurs. 160 000 personnes ont dû quitter la zone, relogés en partie dans des habitations temporaires.

Une décontamination chaotique et complexe

Le Japon connaît toujours les plus grandes difficultés pour le nettoyage du site. Les niveaux de radioactivité près des réacteurs sont tels que leur approche est impossible. Une dose de 10 sieverts, l’unité de mesure utilisée pour évaluer quantitativement l’impact biologique d’une exposition humaine à la radioactivité, provoque la mort d’un individu dans les trois semaines. Or, le niveau de radioactivité à l’intérieur du réacteur a été récemment estimé à 530 sieverts. Ceci explique que même les robots sont incapables de résister au rayonnement et connaissent rapidement des défaillances, comme les machines de Toshiba, dont les tentatives d’examen du site ont échoué à cause de pannes quasi immédiates.

Lors d’un point presse en mars 2016, Naohiro Masuda, le responsable de le décontamination de la centrale nucléaire de Fukushima, avait révélé que les premières années du nettoyage avaient été extrêmement chaotiques mais qu’on pouvait ces trois dernières années noter de grandes améliorations dans la décontamination et le stockage des eaux de refroidissement.

Une visite organisée en mars 2017 pour dix correspondants japonais sur le site de la centrale avait permis de prouver que l’eau était bien partiellement contenue par des barrières étanches et traitée. Celle-ci reste toujours contaminée à cause d’un isotope, le tritium, tandis qu’une autre partie, radioactive, part dans les nappes phréatique. Tepco, l’exploitant de la centrale de Fukushima, souhaitait en juillet 2017 obtenir l’accord du gouvernement pour relâcher dans l’océan 700 000 m3 de l’eau contaminée au tritium. A l’heure actuelle, cette eau est toujours stockée.

Les officiels estiment que le démantèlement des réacteurs endommagés de Fukushima prendra plusieurs décennies. Ils évaluehnt le coût de l’opération à 200 milliards de dollars. 


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