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septembre 21, 2017

15 chefs indiens emblématiques qui ont tout sacrifié pour défendre leurs tribus …


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Dédié à notre amie JBL1960, qui déploie une énergie incroyable, pour la défense des natifs, elle participe à la connaissance de ces peuples, en vous offrant des PDF gratuits qu’elle réalise avec ses tripes et une conviction inébranlable, que l’ »homme blanc » n’a rien apporté de bon aux natifs, ce qui est indéniable. Les « conquêtes » de l’ »homme blanc » continuent, le profit avant tout…

La fondation des États-Unis s’est faite au détriment des premiers habitants du continent : les Indiens. Depuis la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, au moins 80 millions d’Amérindiens ont disparu. Chassés de leurs terres et massacrés, ils ont été abusés pendant plus de 500 ans par les colons, leur population est aujourd’hui quasiment décimée. Toutefois, les Indiens ont tenté de résister et se sont battus pour garder les terres de leurs ancêtres, à l’image de ces chefs qui ont fait tout en leur pouvoir pour que leur peuple puisse vivre en liberté.

Né en 1767, Black Hawk (aigle noir) est un chef de la tribu Sauk et Fox, basée dans l’Illinois. Il soutient l’armée britannique dans la guerre de 1812, alors que son rival Keokuk se range du côté des Américains. Choqué par la brutalité des méthodes européennes et par le nombre de pertes qu’elles entraînent, Black Hawk décide de rentrer chez lui. En 1831, il est chassé, vers le Mississippi, par un traité imposé de force par les colons.

Une année plus tard, il décide de retourner dans l’Illinois avec 1000 membres de sa tribu. Traqués par l’armée et par la milice de l’Illinois, ils sont massacrés, seulement 150 personnes survivent à la tuerie. Black Hawk est alors arrêté et mis sous la tutelle de Keokuk jusqu’à sa mort en 1838. Lors de sa reddition en 1832, il fait un discours fort et emblématique sur la cause indienne : “Black Hawk s’est battu pour les siens, contre l’homme blanc qui venait, année après année, s’emparer de la terre. Les hommes blancs savent pourquoi nous avons fait la guerre et ils devraient en avoir honte. Un Indien qui serait aussi mauvais que les Blancs ne pourrait vivre parmi nous. Il serait mis à mort et dévoré par les loups.”

Né vers 1831, dans le Dakota du Sud, Sitting Bull (bison assis) est un chef et médecin des Lakotas Hunkpapas, du peuple Sioux. En lakota, son nom signifie “bison mâle qui se roule dans la poussière”. Dès son plus jeune âge, il se démarque grâce à ses capacités physiques et son talent au tir à l’arc. Après ses 30 ans, Sitting Bull est devenu un homme saint pour les Sioux. Il doit ainsi travailler à la compréhension des rituels et de la religion de son peuple. Très spirituel, Sitting Bull cherche constamment à comprendre l’univers et à aider son peuple. Dans les années 1860, des guerres entre les Amérindiens et les Blancs, auxquelles Sitting Bull prend part, font des ravages dans les plaines.

En 1868, il refuse de signer le traité de Fort Laramie : ce texte garantit aux Sioux leur territoire sacré des Black Hills, mais les prive de leur territoire de chasse, les forçant à être dépendants des rations alimentaires du gouvernement des Etats-Unis. Les Américains décident de rompre le traité lorsqu’ils se rendent compte de la présence d’or dans les Black Hills. Sitting Bull prend alors les commandes et dirige le soulèvement des Sioux. Après la bataille de Little Big Horn en 1876, à laquelle il ne participe pas car il est homme de médecine, mais qu’il dirige. Il s’enfuit au Canada avec ses hommes. Sitting Bull décide finalement de retourner aux Etats-Unis et est arrêté en 1880. Après deux ans d’emprisonnement, il est emmené à la réserve de Great River. Dix années plus tard, des policiers se rendent chez lui pour l’arrêter à nouveau, il meurt d’une balle dans la nuque pendant l’arrestation.

Né vers 1826, Big Foot est chef de la tribu des Lakotas Miniconjous du peuple Sioux. Pendant sa jeunesse, il est réputé pour sa diplomatie, et évite les conflits entre tribus rivales. Dans les années 1870, il s’allie à Sitting Bull et Crazy Horse pour combattre les colons. Malgré leurs efforts et quelques victoires, les chefs ne parviennent pas à prendre le dessus,

Big Foot demande alors à son peuple de s’adapter au mode de vie des Américains tout en conservant ses traditions. Il s’installe dans la réserve de Cheyenne River et voyage jusqu’à Washington dans le but de faire construire une école dans la réserve.

En plein hiver 1890, les conditions de vie dans la réserve sont devenues si mauvaises que Big Foot décide de marcher 250 kilomètres pour rejoindre une autre tribu dirigée par Red Cloud. La cavalerie américaine les rattrape le 28 décembre. Affaibli, Big Foot préfère se rendre alors qu’il se trouve à Wounded Knee. Pendant le désarmement des Indiens, les soldats américains ouvrent le feu et tuent entre 300 et 350 personnes, dont Big Foot, avant de les jeter dans la fosse commune. Il s’agit du dernier massacre de la conquête sanglante de l’Ouest.

Cochise appartient à la tribu apache des Chiricahuas, il est né vers 1810, dans l’État de l’Arizona. Il hérite son statut de chef par son père. Son enfance est relativement calme, bien qu’il grandisse pendant la guerre d’indépendance mexicaine, qui influe négativement sur les relations entre les Mexicains et les Apaches. En 1861, Cochise est accusé à tort d’avoir enlevé un enfant blanc, il est alors pris en otage par un lieutenant. Le chef parvient à s’échapper, mais des membres de sa famille sont capturés. Cochise ordonne l’enlèvement de quatre Américains dans le but de négocier la libération de ses proches, mais tous les otages sont exécutés.

Meurtri par la pendaison de son frère et de ses neveux, il s’allie au grand chef Mangas et se bat contre les colons, mais ils ne parviennent pas à les repousser. Il devient grand chef à la mort de Mangas, torturé par les Américains. Il se cache avec son peuple pendant une dizaine d’années sur le territoire du mont Dagoon, menant une politique de terreur auprès des colons. Cochise finit par se lier d’amitié avec un Blanc, Thomas Jeffords, forcé de traverser les terres apaches afin de transmettre le courrier. Ce dernier le persuade de négocier la paix avec les Américains, la réserve de Sulphur Springs est alors créée. Cochise s’y installe et y meurt, en 1874. Le personnage de Cochise a été vivement repris dans la culture américaine, notamment dans les westerns et dans les bandes dessinées.

Geronimo est certainement l’un des Indiens les plus emblématiques du combat pour la liberté de son peuple. Né le 16 juin 1829, il fait partie de la tribu apache Bendonkohe vivant au Nouveau-Mexique, alors sous domination mexicaine. Geronimo n’est pas chef mais chaman, ce qui lui vaut un très grand respect. En 1858, sa mère, sa femme et ses trois jeunes enfants sont sauvagement assassinés par des membres de l’armée mexicaine, un évènement qui pousse Geronimo à mener des expéditions punitives au Mexique.

En 1876, la réserve des Chiricahuas, qu’il a rejoint par alliance, est fermée par les Américains qui déplacent les Indiens y vivant dans une autre réserve appelée San Carlos. Désertique et aride, cet endroit est désastreux pour l’avenir des Apaches. Le chaman s’enfuit à plusieurs reprises, parfois avec de nombreux femmes et enfants. Il mène des raids parfois sanglants contre les colons, mais il se rend à chaque fois. Geronimo est réputé pour son ingéniosité, ses connaissances font de lui un combattant hors pair, d’où les nombreux efforts de l’armée américaine pour le retrouver.

En 1886, il se rend pour la dernière fois. Fatigué de se battre, il est transporté avec des membres de sa tribu en Floride, où le climat humide tue nombre d’entre eux qui étaient habitués à la sécheresse du désert. En 1906, il dicte l’histoire de sa vie et affirme qu’il regrettera toujours de s’être rendu. Geronimo meurt des suites d’une pneumonie en 1909, son dernier souhait étant d’être enterré sur sa terre natale.

Né dans le Dakota du Sud vers 1840, Gall est un chef de guerre de la tribu des Lakotas Hunkpapas. Véritable guerrier, il joue notamment un rôle prédominant dans la bataille de Little Big Horn aux côtés de Crazy Horse et Sitting Bull. Il suit ensuite ce dernier vers le Canada, où les Indiens se battent pour survivre face à la dureté du climat. Finalement, Gall n’est plus en accord avec les croyances de Sitting Bull, il décide alors de retourner aux Etats-Unis avec son peuple en 1880 afin de se rendre. Un an plus tard, il est emmené à la réserve de Standing Rock avec plusieurs chefs. Il y devient fermier et incite son peuple à s’accommoder à la vie dans la réserve, il se convertit même au christianisme. Il est également juge au tribunal des affaires indiennes. Gall meurt chez lui dans la réserve de Standing Rock en 1894.

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Manuelito, Ouray, Plenty Coups, Chef Joseph, Crow King, Red Cloud, Dull Knife,

Afin d’obtenir les terres des Indiens, et surtout les ressources qui s’y trouvaient, les Blancs ont entrepris de les parquer dans des réserves. Ces hommes ne sont pas parvenus à les repousser malgré leur incroyable bravoure. A l’heure actuelle, les Amérindiens vivent dans des réserves dans des conditions déplorables : pauvreté, chômage, alcoolisme… Les premiers habitants de l’Amérique sont totalement oubliés, leur culture a été détruite et leur cause est très rarement défendue dans les discours des hommes politiques.

Source DailyGeekShow

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Ce site est consacré aux Amérindiens du continent Américain:
Le Canada … Les Etats-Unis … l’Amérique du Sud
A l’heure actuelle, aucun Indien d’Amérique, citoyen des Etats-Unis, n’a accès à la plénitude des droits des autres citoyens américains.


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